La Tribune

2024 représente un tournant politique majeur à travers le monde. En effet, 4,1 milliards de personnes sont appelées aux urnes, soit plus de la moitié de la population mondiale. De ce fait, ces élections vont probablement redessiner le paysage politique mondial à court terme. Pas moins de soixante-seize scrutins nationaux (législatifs et présidentiels) auront lieu dans le courant de cette année, pouvant changer la position politique de nombreux acteurs de la scène internationale. Dans un contexte géopolitique particulier, il apparaît primordial de suivre de près ces élections. En effet, un « Trump II » ou un tournant progressiste à Taïwan pourraient constituer un tournant majeur dans les affaires internationales. C’est pourquoi il est nécessaire de faire un tour d’horizon de ces élections afin d’être en mesure de déchiffrer la géopolitique de demain.

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Ecrit et traduit par Flora Jezequel, Thomas Richard et Henry Mott

“Celui qui commande la mer commande le commerce, celui qui commande le commerce commande la richesse du monde, et par conséquent le monde lui-même”.  Tels sont les mots de Sir Walter Raleigh, célèbre explorateur britannique du XVIe siècle. Cela se vérifie toujours aujourd’hui. Dans un monde de plus en plus interconnecté et globalisé, le contrôle des mers revêt une importance stratégique capitale. L’adage “qui contrôle la mer contrôle le monde” prend tout son sens à l’ère de la mondialisation, où les enjeux liés à la maîtrise des voies maritimes sont multiples. Toute géopolitique est donc aussi une géopolitique de l’espace marin. Les mers sont au centre de cette mondialisation : 90% des flux commerciaux se font par mer et la quasi-totalité du trafic Internet se fait à travers les câbles sous-marins. Dès lors, un pays peut-il de nos jours disposer des atouts indispensables pour prétendre imposer sa loi sur les mers et océans, et s’arroger ainsi la maîtrise de la mer ?

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Ecrit par Juliette Neupont et Léo Castagnet

Traduit par Lina Bouamama

Le concept de guerre, qui plus est inter-étatique s’est effacé depuis l’avènement du capitalisme à l’échelle mondiale, suivant la théorie du “doux commerce” de Montesquieu. Mais depuis février 2022, en raison du conflit en Ukraine, et de plus belle en octobre dernier avec la recrudescence du conflit Israélo-palestinien, la guerre et les conflits monopolisent l’espace médiatique international. Cela entraîne le déploiement d’aides militaires, économiques et humanitaires importantes de la part des acteurs internationaux. Le retour de la guerre dans le monde était alors à la bouche des journaux aux quatre coins du globe. Mais la guerre comme “poursuite de la politique par d’autres moyens” selon K.V. Clausewitz n’a jamais cessé d’exister malgré le “plus jamais ça” de 1945 et la mondialisation à partir de 1970. Vous l’aurez compris, la Tribune s’intéresse aujourd’hui à ces guerres moins médiatisées et ne bénéficiant pas non plus de la même aide internationale. 

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Ecrit par Liza Corlay et Noémie Phelipon

Traduit par Jade Haurie

 

Au printemps prochain, plus d’un milliard d’Indiens seront appelés à participer aux élections législatives pour désigner leur dirigeant. Tous les signaux semblent indiquer que le parti hindou BJP (Bharatiya Janata Party), sortira vainqueur des élections générales et que Narendra Modi, Premier ministre actuel, sera reconduit pour un troisième mandat consécutif après ceux de 2014 et 2019. Immense favori des élections, …

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Ecrit par Eloïse Declerck et Paul Liebard

La dissuasion nucléaire, outil stratégique majeur dans le paysage géopolitique mondial depuis la Guerre froide, repose sur la conviction que la possession d’armes nucléaires dissuade les adversaires potentiels d’entreprendre des actions hostiles car cette arme leurs infligerait des dommages sans précédent. Par conséquent, la dissuasion nucléaire est devenue un élément structurant les relations internationales contemporaines. Au travers de cet article, nous allons chercher à comprendre pourquoi et comment l’arme nucléaire est devenue un outil de dissuasion majeur mais aussi à démontrer en quoi la guerre en Ukraine constitue un tournant dans l’histoire de la dissuasion nucléaire. 

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Ecrit par Flora Jezequel et Thomas Richard

Traduit par Henry Mott

L’accord de paix de Pretoria signé le 2 novembre 2022 entre le gouvernement éthiopien et le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) met fin à la guerre civile en Ethiopie. Pour autant, les tensions et conflits entre le gouvernement et la région du Tigré ne semblent pas avoir pris fin. Dans le même temps, le pays est sujet à de nouvelles revendications régionales.

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Ecrit par Eloïse Declerck et Paul Liebard et traduit par Henry Mott

 

La guerre, dans l’imaginaire collectif, est associée aux champs de bataille, aux armées se faisant face et par conséquent aux horreurs et aux morts. Néanmoins, l’acte de guerre diffère bien souvent de celui que nous imaginons. La guerre, qui se définit comme un conflit, une lutte entre deux États, n’est pas nécessairement armée, elle peut aussi être menée par des cols blancs. La guerre se manifeste également sur d’autres terrains, comme le commerce, le cyber, les sciences ou l’espace.

Ici, nous allons donc nous intéresser à ces différents champs de conflictualité, nous reviendrons sur les conflits en cours, sur leurs manières de s’exprimer et sur leurs conséquences.

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Ecrit par François Forquet et traduit par Henry Mott

F.Fukuyama annonçait en 1992 la “fin de l’Histoire”, l’hégémonie des pays libéraux qui était censée ouvrir sur une période de paix et de prospérité grâce aux “dividendes de la paix” (L.Fabius). Cette “mondialisation heureuse” (A.Minc) aurait uniformisé les sociétés et fait disparaître les antagonismes idéologiques. Pour autant, depuis une quinzaine d’années, le monde assiste à la recréation de blocs qui s’inscrivent tous dans le cadre logique libéral mais qui ont des intérêts divergents et concurrents. Nombreux sont les journalistes et les historiens qui établissent un parallèle entre la Guerre froide, période marquante du XXème siècle (1947-1990), et la situation actuelle entre les États-Unis et la Chine. Cette comparaison entre les tensions géopolitiques d’aujourd’hui et celles de la Guerre froide peut surprendre. Le monde actuel n’est pas divisé en deux blocs distincts, engagés dans une compétition idéologique comme autrefois. Cependant, les tensions qui émergent du duel sino-américain ont bien souvent un goût de déjà-vu. Peut-on alors parler d’un retour inévitable de la Guerre froide ?

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Ecrit par Juliette Neupont et Léo Castagnet

Traduit par Lina Bouamama

En 2013, Mohamed Morsi, président égyptien de l’époque, déclarait à propos de la construction du barrage Renaissance sur le Nil Bleu : “ Nous ne pouvons rien laisser passer qui puisse avoir un impact sur une goutte d’eau du Nil ”. Nous comprenons donc que tous les moyens sont envisagés pour faire plier le voisin éthiopien, certains de ses conseillers allant même jusqu’à suggérer des bombardements sur le lieu de construction du barrage, ce qui équivaut à une déclaration de guerre. 


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Ecrit par Flora Jezequel et François Forquet

 

4ème pays le plus peuplé au monde avec près de 280 millions d’habitants, l’Indonésie est pourtant un pays dont on entend généralement peu parler dans les affaires internationales. Désintérêt chronique de la part de Paris ou absence réelle de Jakarta sur la scène internationale ? L’Indonésie est pourtant acteur des relations internationales depuis plus d’un demi-siècle et sa géographie singulière nous invite à nous pencher sur ce géant qui sera au cœur des enjeux de demain. Zone d’interactions entre l’Occident et l’Orient ainsi qu’entre l’Asie et l’Océanie, le plus grand archipel au monde se trouve au carrefour de l’une des artères les plus importantes de nos jours : le détroit de Malacca. D’autant plus que l’Indonésie est un pays en transition vers le futur, en faisant face à l’un des plus grands défis : le dérèglement climatique, l’obligeant ainsi à établir une nouvelle capitale sur l’île de Bornéo qui devrait être dévoilée d’ici 2025. Ce détour de plus de 10 000 kilomètres est donc nécessaire, afin de mieux connaître ce colosse qu’on connaît si peu et qui aura probablement un rôle prépondérant demain à l’échelle mondiale.

Ecrit et traduit par Thomas Richard et Henry Mott

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Les relations diplomatiques entre la Turquie et l’Union européenne (UE)  sont à fleur de peau, pourtant elles n’ont jamais autant été l’enjeu de discussions et de compromis. Certains parlent de diplomatie transactionnelle, qui favorise l’étude des dossiers de manière thématique. Le but pour la Turquie est de développer des échanges gagnants-gagnants. Pour Erdogan, il n’est plus question d’alliances ou de valeurs, mais de stratégie. L’Union européenne peine à répondre à ce changement d’attitude du fait du renouveau diplomatique de la Turquie.  

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 Au cours de son discours annuel sur l’état de l’Union européenne début septembre, Ursula von der Leyen a abordé brièvement les progrès réalisés sur la question migratoire. Une semaine plus tard, le sujet est brûlant et fait la une de tous les journaux européens. Entre le 11 et le 15 septembre, près de 12 000 migrants ont débarqué sur la petite île italienne de Lampedusa à bord d’embarcations de fortune, donnant lieu à des scènes de chaos dans le centre d’accueil de l’île conçu au départ pour 600 personnes. Avec des structures d’accueil dépassées, quelques centaines de migrants très affaiblis et un ras le bol de la population locale, Lampedusa est rapidement devenu le nouvel épicentre de la crise migratoire en Europe. Les gestes de solidarité se multiplient, certes, mais l’épisode de Lampedusa révèle au fond une politique européenne défaillante dans la gestion des flux et l’obtention d’une réponse unanime. Dans le même temps, certaines forces politiques extrémistes jouent sur les difficultés de l’Union pour étendre leur influence. Par le passé, l’Union européenne a su résister aux défis du Covid-19 et de l’invasion russe en Ukraine mais la question migratoire reste irrésolue et s’impose comme un véritable test. L’Union Européenne est-elle capable de composer entre réticences populaires, devoir humanitaire et diversité politique ? Une chose est sûre : à quelques mois des élections européennes, la politique migratoire est amenée à être un sujet déterminant durant la campagne.

Ecrit et traduit par Paul Liébard et Sixtine Bayet

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Antoine Glaser, journaliste français, écrit que la Françafrique est enterrée à Yamoussoukro en 1993, soit à la mort du président ivoirien, Félix Houphouët Boigny, proche parmi les proches des gouvernements français depuis son premier mandat en 1960. Malgré ce constat et un allègement progressif de la présence de l’ancien colonisateur, il semblerait que des liens forts aient persisté dans le temps. Néanmoins, en 2023, la présence française et occidentale apparait comme de moins en moins souhaitable tandis que de nouveaux acteurs étatiques et privés font leur entrée ou leur retour dans les chancelleries de nombreux pays africains. Ce renouveau et les espoirs qui s’ensuivent marquent-ils une deuxième vague d’indépendance du continent ou bien seulement un changement de maitres ?

 

Ecrit et traduit par François Forquet et Pauline Papazian 

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De nombreuses stars du football ont cédé aux pétrodollars et ont récemment signé pour des clubs saoudiens jusqu’alors peu connus du grand public. Parmi eux, le Ballon d’Or 2022, Karim Benzema, la légende du football, Cristiano Ronaldo, ou encore, le champion du monde, N’Golo Kanté. Jusqu’où le prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane, est-il prêt à aller pour redorer l’image de son pays sur la scène internationale ? Ne pourrait-on pas y voir une stratégie à long terme ?

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Depuis maintenant 2020, le prix de l’énergie ne cesse d’augmenter. D’abord liée à la reprise économique post Covid, l’augmentation du prix de l’énergie était contrôlable. C’est en mars 2022, lorsque que l’Ukraine est envahie par la Russie que tout s’amplifie. L’agence mondiale de l’énergie (AIE) souligne bien que le contexte géopolitique entraîne des tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales créant alors une « une véritable tourmente de l’énergie ». Ceci peut nous pousser à nous questionner quant à la soutenabilité du système énergétique actuel. Dès lors, au vu de la crise actuelle, devons-nous accélérer la transition énergétique – c’est-à-dire passer d’un système énergétique reposant presque exclusivement sur des sources d’énergie fossile – à un système centré sur des énergies renouvelables ?

 

Ecrit par Louis Aubertin

 

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