Dans le cœur des Balkans

Auteur : Lucas Roulx          Traducteur : Hugues Buisson

Langue originale : Français

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La Bosnie-Herzégovine aujourd’hui

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Pays au cœur de l’Europe, ancien chaudron Yougoslave, lieu de conflits et rencontres de l’Histoire, la Bosnie-Herzégovine tente aujourd’hui de revivre. Depuis le 6 février 2018, la Commission européenne a déclaré s’intéresser à la candidature de la Bosnie-Herzégovine pour son entrée dans l’Union Européenne. En dépit des efforts de restructuration, ce pays n’arrive pas à sortir de ses divisions internes qui paralysent toujours le pays, comme en témoigne les récentes élections.

En octobre 2018, les bosniens ont choisi leurs trois représentants au siège de la présidence. Trois élus ? En effet, l’Article V de la constitution de 1995 dispose que la présidence doit être assurée collégialement par trois membres élus au suffrage direct. Malgré les accords de Dayton et la fin de la guerre, la Bosnie n’a su se fédérer autour d’un sentiment d’unité nationale. Le pays est découpé en trois entités, voire trois identités. Le nationaliste Milorad Dodik a remporté le siège réservé aux Serbes, charge qu’il partagera avec Sefik Dzaferovic du parti Bosniaque (musulman) et Zejiko Komsic (Croate). Les deux premiers candidats ont défendu pendant leur campagne une politique communautaire, nationaliste et identitaire très marquée. Cet éclatement du pays en trois sous-nations est le résultat de son passé, de son passé récent. La guerre en Bosnie et la désintégration de la République Yougoslave sont des événements méconnus du grand public, pourtant si proches et si révélateurs. Le but ici n’est pas de relater l’Histoire de manière précise mais de comprendre la structure actuelle de la Bosnie-Herzégovine grâce à une rétrospective sur son passé. La guerre de Bosnie s’est déroulée il y a plus d’une vingtaine d’année, l’âge des étudiants aujourd’hui en université.

La Balkanisation d’une fédération

Le passé de ces peuples d’Ex-Yougoslavie ne laissait-il aucune chance d’unité, d’abord dans un État centraliste (1918-1939) puis dans un régime de type totalitaire sous Tito (1946-1980) pour finalement imploser dans des guerres interethniques d’une violence rare (1991-1995) ?

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Carte 1 – Les nations au sein de la Yougoslavie

Ce n’est qu’après la seconde guerre mondiale que se créa La Yougoslavie fédérale. La constitution de 1946 imposa des structures fédérales regroupant tous les peuples de Yougoslavie. Josip Broz Tito (Tito) voulait alors intégrer les différents peuples sous une même idéologie, le communisme, et sous un parti unique. C’était un pari du dirigeant selon laquelle le régime autoritaire à idéologie marxiste-léniniste permettrait d’effacer les différences entre les peuples. Chaque ethnie-nation de la Yougoslavie disposait d’une république pour développer ses particularités nationales tels que la langue, les organismes sociales, culturels et religieux.
Les Serbes pouvaient pratiquer leur religion Orthodoxe de même pour les Croates et Slovènes celle du catholicisme. De plus, la Yougoslavie de Tito était le seul pays à avoir accordé le statut de nation à un groupe d’individus sur la base de leur appartenance religieuse : l’islam ; pour les Bosniaques, appelés alors Musulmans avec un grand M.

A la mort de Tito en 1980, la Yougoslavie est dans une situation économique critique. Cette période de transition est instable pendant une décennie. Des idées d’indépendance de chaque république émergent.

La désintégration d’une fédération

 Alors que les premières élections libres de Yougoslavie sont en cours en 1990, les principaux leaders n’incitent pas à la cohésion. Le Serbe Slobodan Milosevic et le Croate Franjo Tudjman sont de vrais nationalistes. Les Serbes se sont sentis lèses sous le règne de Tito au profit des Croates, et leurs volontés d’une Grande Serbie alimentera les nationalismes de la Slovénie, de la Croatie puis de la Bosnie.

Le 25 juin 1991, la Slovénie proclame son indépendance, s’ensuit celle de la Croatie. Les pays européens sont indécis sur cette question. La France de F.Mitterrand étant pro-serbe et l’Allemagne étant pro-slovène et pro-croate ne partagent pas les mêmes idées. F. Mitterrand déclare alors : « Reconnaître l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie c’est mettre la Bosnie-Herzégovine, pacifique, multiethnique et vulnérable en danger de mort ». En effet, l’indépendance de la Croatie et la fin de ses liens avec la Yougoslavie ne laissait que deux choix à la Bosnie : soit devenir une province entièrement sous contrôle serbe comme le Kossovo, soit réclamer à son tour l’indépendance et subir immédiatement l’agression de la Serbie.

Guerre et purification ethnique en Bosnie

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Carte 2 – Distribution ethnique en Bosnie-Herzégovine avant la guerre

Un citoyen de la Bosnie-Herzégovine est communément appelé un Bosnien, mais cette nationalité regroupe plusieurs subdivisions. En 1991, Il y a trois ethnies principales : les « Bosno-Serbes » à tradition religieuse orthodoxe (31%) ; les « Bosno-Croates » de confession catholique (17%), et les « Bosniaques » appelés aussi Musulmans (44%). La raison principale du conflit qui a secoué la Bosnie est le point de vue diamétralement opposé entre les différentes communautés quant à la structure du nouveau pays. En effet, les nationalistes Bosno-Serbes et Bosno-Croates défendent une division de la Bosnie en trois États, un rattaché à la Croatie et un à la Serbie. Mais les Bosniaques, eux, veulent une Bosnie unie et multiethnique dans laquelle ils sont majoritaires et peuvent dominer démocratiquement.

A la suite du référendum de 1992 déclarant la Bosnie comme indépendante vis-à-vis de la République Yougoslave, de nombreux Bosno-Serbes déclenchent des affrontements. Par la suite, ils encerclent Sarajevo en se positionnant sur les collines environnantes. Les snipers embusqués dans ces montagnes tirent sur les foules de la Capitale. C’est le début de la guerre de Bosnie. Le siège de Sarajevo s’installe.

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Photo 1 – Avril 1992, Forces spéciales Bosniaques luttant contre les snipers Bosno-serbes – Sarajevo

Épuration ethnique

Par souci de concision, nous nous concentrerons seulement sur le côté « purification ethnique » du conflit. La Serbie appuie militairement les forces Bosno-Serbes qui conquièrent en quatre mois plus de 70% de la Bosnie et y chassent les populations non serbes. Ce qui a vraiment donné un trait particulier au conflit, c’est la tournure que la guerre a prise. A nouveau l’Europe s’est retrouvée face à ses démons. Moins de 50 ans après la seconde guerre mondiale, une nouvelle épuration ethnique eut lieu. En 1992, au fur et à mesure que les Serbes de Bosnie gagnent du terrain, des camps se créent. Des camps dans lesquels les Bosno-croates et Bosniaques y sont enfermés, torturés voire tués. Les femmes sont elles aussi emprisonnées et maintes fois violées. Ces nouveaux territoires occupés par les Bosno-Serbes comprennent des populations Bosniaques et Croates qui sont alors victimes de massacre, et voient leurs villages, mosquées ou églises incendiés. Un véritable nettoyage ethnique se met en place. Cette purification a pour but de faire disparaître dans les territoires conquis par les Bosno-Serbes toute présence humaine non serbe ou même toute évocation de cette présence. Il ne faut pas non plus négliger que des camps tenus par des Bosniaques ou des Bosno-croates ont existé et des populations serbes furent aussi massacrés en réponse.

Apogée du conflit et dénouement

Le « Massacre de Srebrenica » perpétré entre le 13 et 16 juillet 1995 par les forces Bosno-serbes de Ratko Mladić témoigne de la violence de ce qui fut l’une des pires tueries en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans cette enclave Bosniaque pourtant sous protection des casques bleus, 8000 Musulmans venus se réfugier sont massacrés. Cet acte des Serbes de Bosnie montre au monde entier l’inefficacité et l’inutilité des forces engagées sur place par l’ONU, « Forpronu ». Face à cet aveu d’impuissance, l’OTAN décide alors d’intervenir directement contre les forces Bosno-Serbes et soutient l’« Opération tempête » des Croates qui entraîne la conquête de la Krajina et le déplacement de plus de 200 000 Serbes de Bosnie. Le conflit prend une autre tournure et les forces Croates et Bosniaques coopèrent et reprennent l’avantage. Ils poussent les Serbes de Bosnie sur la défensive et reconquièrent d’importants territoires.

C’est dans ce contexte que sont signés, par Izetbegovic, Tudjman et Milosevic, les Accords de Dayton à Paris le 14 décembre 1995. Ils mettent fin au conflit et font de la Bosnie-Herzégovine une confédération de deux entités : La République Serbe de Bosnie qui représente alors 35% de la population et 49% du territoire et la Fédération Croato-Bosniaque, 51% du territoire pour 65% de la population.

La responsabilité de la communauté internationale

Nous ne pouvons pas nier la responsabilité de la communauté internationale dans la guerre de Bosnie. Premièrement dans son irresponsabilité. La CE et les États-Unis, en reconnaissant l’indépendance de la Bosnie sans avoir conclu d’accord précis entre les trois entités du pays ont précipité cette partie des Balkans dans le chaos. Par ailleurs, l’abondance des « cessez le feu » tout au long du conflit n’ont jamais été respecté par les parties concernées, à l’image de la résolution 752 du Conseil de Sécurité. Ce conflit a permis de montrer ouvertement l’hypocrisie et le cynisme des puissances économiques mondiales. En effet, si un pays ne dispose pas de ressources naturelles ou autres intérêts économiques, il est alors relégué au second plan. C’est à se demander pourquoi la coalition internationale s’est précipitée pour libérer le Koweït en 1991, alors qu’elle ne s’est réellement manifestée en Bosnie seulement trois ans après le début du conflit. L’ONU, la CE et les États-Unis ont laissé la situation se détériorer tout au long de l’année 1992 alors qu’ils connaissaient l’avantage et les intentions des Serbes de Bosnie. Malgré l’envoie par l’ONU, plus tard, de 38 000 militaires pour protéger les populations et mettre fin au conflit, les efforts n’ont donné aucun résultat. Aucun résultat voire une humiliation sur la scène internationale. En effet, les casques bleus ayant pour ordre de défendre sans engager le combat ne pouvaient rien faire face à la détermination des belligérants. Au cours de la guerre, les casques bleus et observateurs internationaux ont maintes fois été pris en otage et ont fait office de bouclier humain par les forces Bosno-Serbes.

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Photo 2 – Courrier international n°1372 du 16 au 22 février 2017

En Février 2017, l’article du Courrier Internationale met à la une cet article : Balkans. Le spectre de la guerre. Le journal y décrit la situation sous tension de la région et rappelle que « la Serbie est bel et bien lancée sur la voie de l’adhésion à l’Union Européenne, elle a du mal à résister à la pression de Moscou, qui tente accroître son influence dans la région. Belgrade entretient aussi l’ambiguïté face aux velléités sécessionnistes de l’entité Serbe de Bosnie-Herzégovine, menées par le président résolument pro-Russe Milorad Dodik. A tel point qu’en Bosnie de nombreux citoyens redoutent aujourd’hui une nouvelle guerre. »

 

 

The heart of Balkans

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Bosnia and Herzegovina today

Country at the heart of Europe, former Yugoslav cauldron, Bosnia-Herzegovina tries today to overcome its past. Since 6 February 2018, the European Commission has declared its interest in Bosnia and Herzegovina’s application for membership of the European Union. Despite the efforts of revamp, this country cannot get out of its internal divisions, as evidenced by the recent elections.

In October 2018, Bosnians elected their three representatives to the seat of the presidency. Why do they elect three people? Indeed, Article V of the 1995 Constitution stipulates that the presidency must be held collegially by three directly elected members. The country is divided into three entities, even three identities. The nationalist Milorad Dodik won this Sunday in Banja Luka, the seat reserved for Serbs, he will share his duty with Sefik Dzaferovic of the Bosniak (Muslim) party and Zejiko Komsic (Croat). The first two candidates defended during their campaign striking community, nationalist and identity policies. This breakup of the country into three sub-nations is the result of its past, of its recent past. The war in Bosnia and the disintegration of the Yugoslav Republic are events unknown to the general public, yet so close and so revealing. The goal here is not to dig thoroughly and precisely History, but to understand the current structure of Bosnia through a retrospective of its past. The Bosnian war took place more than twenty years ago, the age of today’s students at university.

The Balkanization of a federation

Federal Yugoslavia was created after the second World War with the Constitution of 1946. Josip Broz Tito (Tito) wanted to integrate different people under the same ideology, communism, and under a single party. It was a leader’s bet that the authoritarian regime with Marxist-Leninist ideology would erase differences between communities. Each ethnic group-nation of Yugoslavia had a republic to develop its national particularities such as language, social, cultural and religious organizations.

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Map 1 – Different nations within Yugoslavian Federation

The Serbs could practice their Orthodox religion as well as Croats and Slovenes that of Catholicism. In addition, Tito’s Yugoslavia was the only country to grant nationhood to a group of individuals on the basis of their religious affiliation: Islam; for Bosniaks, then called Muslims with a big M. When Tito died in 1980, Yugoslavia was in a critical economic situation. This transition period was unstable for a decade. Ideas of independence of each republic emerged.

 The disintegration of a federation

 While the first free elections in Yugoslavia were in progress in 1990, the main leaders did not encourage cooperation. Serbian Slobodan Milosevic and Croatian Franjo Tudjman were true nationalists.

On June 25, 1991, Slovenia proclaimed its independence, followed by Croatia. European countries were undecided on this issue. France of F. Mitterrand being pro-Serb and Germany being pro-Slovenian and pro-Croat did not share the same ideas. F. Mitterrand said: “Recognizing the independence of Slovenia and Croatia will put Bosnia and Herzegovina, peaceful, multi-ethnic and vulnerable in danger of death”. Indeed, the independence of Croatia and the end of its links with Yugoslavia left only two choices for Bosnia: Either to become a province completely under Serbian control such as Kosovo, or to demand independence and to undergo immediately the aggression of Serbia.

War and ethnic cleansing in Bosnia

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Map 2 – Ethnic distribution in Bosnia and Herzegovina before the war (1991)

A citizen of Bosnia and Herzegovina is commonly called a Bosnian, but this nationality includes several subdivisions. In 1991, there were three main ethnic groups: “Bosno-Serbs” with Orthodox religious tradition (31%); the “Bosnian-Croats” of Catholic faith (17%), and the “Bosniaks” also called Muslims (44%). The main reason for the conflict in Bosnia is the opposed view of the different communities regarding the structure of the new country. Indeed, Bosnian-Serb and Bosnian-Croat nationalists defended a division of Bosnia into three states, one attached to Croatia and the other one to Serbia. But the Bosniaks wanted a united and multiethnic country in which they had the majority and could rule democratically.

Following the 1992 referendum declaring Bosnia as independent from the Yugoslav Republic, many Bosnian Serbs unleashed clashes. Subsequently, they encircled Sarajevo by positioning themselves on the surrounding hills to shoot on the crowd of the Capital city. That was the beginning of the Bosnian war. The siege of Sarajevo started.

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Picture 1 – April 1992, Bosnian special forces fighting Bosnian Serb snipers – Sarajevo

Ethnic cleansing

For the sake of conciseness, we will focus only on the “ethnic cleansing” side of the conflict. In 1992, Serbia militarily supported the Bosnian-Serb forces, which in four months conquered over 70% of Bosnia and drove out non-Serb populations. Less than 50 years after the Second World War, a new ethnic cleansing took place. In 1992, as the Bosnian Serbs gained ground, camps were formed. Camps where Bosniaks and Croat-Bosnians were locked up, tortured or killed. Women were also imprisoned and repeatedly raped. These new territories occupied by Bosnian Serbs included Bosniaks and Croat populations that were then victims of massacres, and saw their villages, mosques or churches burned. This purification had the intention to remove in the territories conquered by the Bosnian Serbs any non-Serb human presence or even any evocation of this presence. Nevertheless, It should not be forgotten that Bosniaks or Bosnian Croats camps existed and Serbian populations were also massacred in response.

Apogee of conflict and ending

The “Srebrenica Massacre”, perpetrated between 13 and 16 July 1995 by the Bosnian Serb forces of Ratko Mladic, testified the violence of one of the worst killings in Europe since the Second World War. In this Bosniaks enclave, in spite of the protection of UN peacekeepers, 8000 Muslims who came to take refuge were massacred. This act of the Bosnian Serbs showed to the world the inefficiency and uselessness of the forces engaged by the UN, “UNPROFOR”. Faced with this admission of helplessness, NATO decided to intervene directly against the Bosnian-Serb forces and supported the “Operation Storm” of the Croats that led to the conquest of the Krajina and the displacement of more than 200,000 Serbs from Bosnia. The conflict took another turn and Croatian and Bosniak forces cooperated and took the lead. They pushed the Bosnian Serbs on the defensive and reconquered important territories.

In this context, Izetbegovic, Tudjman and Milosevic signed the Dayton Agreements in Paris on December 14, 1995. They put an end to the conflict and made Bosnia and Herzegovina a confederation of two entities: The Serbian Republic of Bosnia, and the Federation Croato-Bosnian.

The responsibility of the international community

One cannot deny the responsibility of the international community in the Bosnian war. Firstly, in its irresponsibility. The EC and the United States, by recognizing Bosnia’s independence without having reached a definite agreement between the three entities of the country, have precipitated this part of the Balkans into Chaos. Moreover, the abundance of “ceasefires” throughout the conflict have never been respected by the stakeholders, such as Security Council Resolution 752. This conflict openly demonstrated the hypocrisy and cynicism of the world’s economic powers. Indeed, if a country does not have natural resources or other economic interests, the latter is relegated to the background. One wonders why the international coalition rushed to liberate Kuwait in 1991, when it did really come to Bosnia just three years after the conflict began. The United Nations, the EC and the United States let the situation deteriorate throughout 1992 while knowing the advantage and intentions of the Bosnian Serbs. Despite the UN’s sending of 38,000 troops to protect the people and to end the conflict, the efforts failed.  Not even a failure but a humiliation on the international scene. Indeed, the blue helmets with the order to defend without engaging the fight could do nothing against the determination of the belligerents. During the war, international peacekeepers and observers were repeatedly held hostage and served as human shields by Bosnian Serb forces.

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Picture 2 – Courrier international n°1372 from 16 to 22 of February 2017

In February 2017, the article of Courrier International put to the front this article: Balkans. The specter of war. The newspaper described the region’s situation and pointed out that “Serbia is indeed on the road to joining the European Union, it is struggling to resist from Moscow’s pressure, which is trying to increase its influence in the region. Belgrade is also ambiguous about the secessionist ambitions of the Serb entity of Bosnia and Herzegovina, led by the resolutely pro-Russian President Milorad Dodik. To such an extent that today in Bosnia many citizens fear a new war. “

REFERENCES

Yves Brossard & Jonathan Vidal –2001- L’éclatement de la Yougoslavie de Tito / Désintégration d’une fédération et guerres interethniques – Éditeur : L’Harmattan – Collection Mercure du Nord

Le Monde diplomatique – Septembre 1991 – La communauté internationale face à la guerre civile en Yougoslavie – Le Monde diplomatique {ONLINE} Available at : https://www.monde-diplomatique.fr/1991/09/SAMARY/43836

Le Monde diplomatique – Janvier 2000 – L’évolution territoriale de la Yougoslavie entre 1815 et 1999 / Le Monde diplomatique {ONLINE} Available at : https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/yougoslaviemdv49

United Nations – 15 mai 1992 – Résolution 752 United Nations {ONLINE} Available at : https://undocs.org/fr/S/RES/752(1992)

The Times – 18 octobre 2018 – Bosnians still bitterly divided 25 years after the war – The Times {ONLINE} Available at :

https://www.thetimes.co.uk/article/bosnians-still-bitterly-divided-25years-after-the-war-rm9bsstpg

Libération – 29 novembre 2017 – Mostar, symbole des tensions ethniques persistantes en Bosnie – Libération {ONLINE} Available at :

https://www.liberation.fr/planete/2017/11/29/mostar-symbole-des-tensions-ethniques-persistantes-en-bosnie_1613446

BFM.TV – 29 novembre 2017 – Qui était Slobodan Praljak, qui s’est suicidé en plein verdict à son procès ? BFM.TV {ONLINE} at :

https://www.bfmtv.com/international/qui-etait-slobodan-praljak-qui-s-est-suicide-en-plein-verdict-a-son-proces-1315673.html

Courrier international – 10 juillet 2015 – Bosnie-Herzégovine. Comment les forces occidentales ont décidé d’abandonner Srebrenica à son sort – Courrier international {ONLINE} Available at :

https://www.courrierinternational.com/article/bosnie-herzegovine-comment-les-forces-occcidentales-ont-decide-dabandonner-srebrenica-son

Le Monde – 17 juillet 2014 – Massacre de Srebrenica: la justice reconnaît la faute de l’armée néerlandaise – Le Monde {ONLINE} Available at : https://www.lemonde.fr/europe/article/2014/07/17/massacre-de-srebrenica-la-justice-reconnait-la-faute-de-l-armee-neerlandaise_4458593_3214.html

Libération – 27 mai 1995 – Les Serbes prennent l’ONU en otage pour faire cesser les raids – Libération {ONLINE} Available at :

https://www.liberation.fr/evenement/1995/05/27/les-serbes-prennent-l-onu-en-otage-pour-faire-cesser-les-raids_132202

Pictures and maps:

Photo 2 – Courrier international n°1372 du 16 au 22 février 2017 – https://www.courrierinternational.com/magazine/2017/1372-magazine

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