Une nouvelle tendance des citoyens européens, principalement des jeunes, a pu être observé avec les résultats des élections européennes de 2019. En France, mais aussi pour l’UE dans son ensemble, le nombre de députés européens écologistes a augmenté sur les 705 sièges disponibles (nombre de sièges après le départ du Royaume-Uni). Le groupe les Verts/ALE du Parlement européen est passé de 52 à 73 eurodéputés et devient le quatrième parti du Parlement. Les délégations les plus importantes sont celles d’Allemagne et de France. Avec cette augmentation de députés, l’engagement de l’UE dans la défense de l’environnement et dans la lutte contre le réchauffement climatique a pu être renforcé, comme le montrent les récentes mesures mises en place par l’UE ainsi que les législations favorisant les projets durables et contraignant notamment les industries polluantes.

Mise en place d’une grande législation sur le climat ambitieuse (mais nécessaire).

Face au changement climatique, et à l’émergence de l’opinion publique autant européenne que mondiale, l’Union Européenne a répondu de manière ambitieuse. Elle s’est par exemple fixée la réduction des gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030. Cette législation ambitieuse concerne de nombreux domaines d’action, dans le but de répondre à ses engagements sur la scène internationale. L’objectif de réduction des gaz à effet de serre ne semble pas utopique, l’UE ayant déjà fait ses preuves en 2017 en atteignant l’objectif fixé en 1990 de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 22%. Cet objectif a d’ailleurs été atteint avec 3 ans d’avance. Il faut toutefois noter que l’objectif de réduction de 55% des émissions se base sur les données de 1990, et non les données de 2020 bien que l’objectif ait été fixé en 2020. Cet objectif de réduction a également été inscrit dans la loi européenne sur le climat en avril 2021.

En 2019, l’Europe présente le « Green Deal »; ce pacte vert vise une neutralité carbone de l’Europe d’ici 2050. Le Green Deal permet alors de cadrer concrètement toutes les législations proposées par l’Union Européenne.

Les mesures concrètes proposées par ce pacte vert sont nombreuses : neutralité carbone d’ici 2050, la mise en place d’une ligne de conduite de l’UE au sortir de la pandémie (NextGenerationEU), la mise en place d’un accompagnement personnalisé vers la transition énergétique selon les caractéristiques des régions, l’écriture d’un droit climatique européen, la croissance économique via une économie propre et circulaire, taxes carbones aux frontières de l’UE….

L’Union Européenne veut se montrer pionnière en matière de transition écologique aux yeux du monde entier, tout en développant la coopération des états membres (par exemple, l’industrie croissante des batteries est régulée par l’UE, sur le principe d’alliances entre pays membres lancé en 2017)

Objectif de réduction des émissions carbone à horizon 2030 et 2050

Parmi les législations ambitieuses de l’UE pour l’environnement, un des objectifs phares est la réduction des émissions de gaz à effet de serre à horizon 2030 et 2050, afin qu’en 2050 l’UE soit neutre dans ses émissions de gaz à effet de serre. Cet objectif a été lancé lors des Accords de Paris pour le climat en 2015. Il s’agit d’obtenir un bilan neutre des émissions nettes de gaz à effet de serre, c’est-à-dire de réduire les émissions à son maximum, et pour celles où ce n’est pas faisable, de les compenser avec, par exemple, de la reforestation. Ainsi, il faut émettre moins et absorber plus. Pour ce faire, l’industrie doit donc se moderniser afin de baisser sa pollution, principalement les secteurs aéronautique et maritime.

L’objectif pour 2030 est une réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre de 55% a minima par rapport à celles émises en 1990. C’est un objectif qui a été mis à jour en décembre 2020. Avant, cet objectif était une réduction d’au moins 40% de ces émissions. Pour s’assurer de la réalisation d’un tel objectif, celui-ci a été inscrit dans loi européenne sur le climat en juin 2021, rendant la situation plus contraignante pour les États se trouvant fortement incités à mettre en place des mesures. D’autres objectifs liés aux émissions de CO2 ont été mis en place par l’UE comme la réduction de ces émissions de 55% et de 50% respectivement pour les voitures et les vans. En ce qui concerne 2050, l’objectif est la fin des émissions nettes de gaz à effet de serre encouragée par plusieurs projets de l’UE tels que 0% d’émissions de gaz à effet de serre pour les nouvelles voitures en 2035.

Les objectifs européens concernant les émissions de gaz à effet de serre sont ambitieux et contraignants, mais nécessaires et faisables par la mise en place de mesures et projets. 2017 en est un exemple, puisqu’il s’agissait d’une petite victoire pour l’UE. Elle est parvenue à réduire ses émissions de 22% par rapport à 1990, ce qui correspondait à l’objectif de 2020, ce qui signifie qu’avec des mesures efficaces, il lui a été possible de réaliser un objectif avec trois ans d’avance.

Des aides financières pour accélérer la transition écologique

L’UE, pour répondre à ses ambitions environnementales, se doit de permettre cette transition à toutes les parties prenantes, c’est-à-dire à la fois les États, les régions mais aussi les entreprises ou encore les citoyens. Cela passe par un soutien financier qui peut prendre différentes formes. Les fonds européens structurels et d’investissement (FESI) permettent le développement équilibré de toutes les régions de l’UE. Ils ont notamment trois domaines d’intervention liés au climat et à l’énergie qui peuvent, par exemple, financer la rénovation de logements, développer les énergies renouvelables ou bien les transports urbains durables. Le budget long-terme de l’UE a également une partie consacrée au climat qui augmente. En effet, 20% du total des dépenses de 2014-2020 était alloué à des projets liés au climat. Pour 2021-2017, au moins 30% du total des dépenses sera consacré à des projets liés au climat. Enfin, afin de faciliter cette transition et qu’elle soit juste pour tous les États membres, un mécanisme a été créé pour apporter du soutien sur mesure aux régions et secteurs confrontés à des défis liés à la transition climatique. En effet, certaines régions sont plus dépendantes des énergies fossiles ou sont dotées d’industries dans ces secteurs qui emploient massivement. L’UE se doit alors de les accompagner afin que cette transition se fasse le moins difficilement possible. Ce mécanisme est le « just transition mecanism ». Il s’agit de plus de 100 milliards d’euros pour aider à la transition vers une UE neutre en 2050. De manière plus générale, l’UE soutient des investissements réalisés dans des technologies dites « éco-friendly », le développement de modes de transports propres ou encore la décarbonisation du secteur de l’énergie.

Europe’s environmental ambitions (EU)

A new trend of European citizens, mainly young people, could be observed with the results of the 2019 European elections. In France, but also for the EU as a whole, the number of Green MEPs increased out of the 705 available seats (number of seats after the departure of the UK). The Greens/EFA group in the European Parliament increased from 52 to 73 MEPs and became the fourth largest party in the Parliament. The largest delegations are from Germany and France. With the rise of MEPs, the EU’s commitment to the environment and the fight against global warming has been strengthened, as shown by the recent measures put in place by the EU as well as the legislation promoting sustainable projects and constraining polluting industries in particular.

Ambitious (but necessary) major climate legislation

Faced with climate change and the emergence of public opinion in Europe and around the world, the European Union has answered ambitiously. For example, it has set itself the goal of reducing greenhouse gases by at least 55% by 2030. This ambitious legislation covers many areas of action in order to meet its commitments on the international stage. The objective of reducing greenhouse gases does not seem utopian, as the EU has already distinguished itself in 2017 by reaching the target set in 1990 to reduce greenhouse gas emissions by 22%. This goal was in fact reached 3 years ahead of schedule. It should be noted, however, that the target of a 55% reduction in emissions is based on 1990 data, not 2020 data, although the goal was set defined in 2020. This reduction target was also included in the European climate law in April 2021.

In 2019, Europe presented the « Green Deal »; this green pact aims for a carbon neutral Europe by 2050. This blueprint then provides a concrete framework for all legislation proposed by the European Union.

The concrete measures proposed by this green pact are numerous: carbon neutrality by 2050, the establishment of a line of conduct for the EU at the end of the pandemic (NextGenerationEU), the establishment of personalized support towards the energy transition according to the characteristics of the regions, the writing of a European climate law, economic growth via a clean and circular economy or carbon taxes at the borders of the EU ….

The European Union wants to be a pioneer regarding ecological transition in the eyes of the world, while developing the cooperation of member states (for example, the growing battery industry is regulated by the EU, on the principle of alliances between member countries launched in 2017)

Carbon emission reduction target for 2030 and 2050

Among the EU’s ambitious environmental legislation, one of the flagship targets is the decrease of greenhouse gas emissions by 2030 and 2050, so that by 2050 the EU will be neutral in its greenhouse gas emissions. This objective was launched at the Paris Climate Agreement in 2015. The aim is to achieve net neutrality in greenhouse gas emissions, i.e. to reduce emissions as much as possible and, where this is not feasible, to compensate for them through, for example, reforestation. Thus, we must emit less and absorb more. To do this, the industry must modernize itself in order to reduce its pollution, especially the aeronautical and maritime sectors.

The target for 2030 is a reduction in net greenhouse gas emissions of at least 55% compared to those emitted in 1990. This goal was updated in December 2020. Previously, this target was a reduction of at least 40% of these emissions. To ensure that such an aim is achieved, it was enshrined in the EU climate law in June 2021, making it more binding for states with strong incentives to put measures in place. Other targets related to CO2 emissions have been put in place by the EU such as the decrease of these emissions by 55% and 50% for cars and vans respectively. For 2050, the target is the end of net greenhouse gas emissions promoted by several EU projects such as 0% greenhouse gas emissions for new cars in 2035.

European targets for greenhouse gas emissions are ambitious and binding, but necessary and feasible through the implementation of measures and projects. 2017 is an example of this, as it was a small victory for the EU. It managed to reduce its emissions by 22% compared to 1990 which was the target for 2020, meaning that with effective measures it was possible to achieve a target three years ahead of schedule.

Financial aid to accelerate the ecological transition

The EU, in order to meet its environmental ambitions, must enable this transition to be made by all stakeholders, i.e. not only the Member States and regions but also businesses and citizens. This requires financial support, which can take various forms. The European Structural and Investment Funds (ESIF) enables the balanced development of all EU regions. In particular, they have three areas of intervention linked to climate and energy which can, for example, finance the renovation of housing, the development of renewable energy or sustainable urban transport. The EU’s long-term budget also has a growing climate section. Indeed, 20% of total spending in 2014-2020 was allocated to climate-related projects. For 2021-2017, at least 30% of the total expenditure will be devoted to climate-related projects. Finally, in order to facilitate this transition and ensure that it is fair for all Member States, a mechanism has been created to provide tailored support to regions and sectors facing climate transition challenges. Indeed, some regions are more dependent on fossil fuels or have industries in these sectors that employ massively. The EU must therefore support them so that this transition is as smooth as possible. This mechanism is the « just transition mechanism ». 100 billion to help with the transition to a carbon-neutral EU by 2050. More generally, the EU supports investments in « eco-friendly » technologies, the development of clean transport modes and the decarbonisation of the energy sector.

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