L’enlisement du Venezuela dans une crise généralisée

Auteurs et traducteurs : Enola Boyer, Titouan Palomino

English version below

Contexte

Depuis 2014, le Venezuela se retrouve au cœur d’une crise sans précédent. Comment expliquer la situation actuelle de ce pays qui, il y a quelques années, était l’un des plus grands producteurs de pétrole au monde ?

Hugo Chávez est élu président du Venezuela en décembre 1998. Le pays est alors l’un des plus riches d’Amérique Latine grâce aux rentes du pétrole. On estime que près de 3 millions de barils sont produits chaque jour. Le président parvient à gagner la confiance des classes populaires en finançant des programmes sociaux, mais il meurt en 2013. C’est l’un de ses conseillers, Nicolás Maduro, qui lui succède au mois d’avril.

La production pétrolière est certes très rentable mais demande de lourds investissements, elle a donc été divisée par deux tout comme le PIB à cause de l’essoufflement de l’économie, fortement impactée par la chute des prix du pétrole. Le gouvernement n’a eu d’autre choix que de supprimer une partie des aides sociales car la ressource représente le pilier de l’économie vénézuélienne qui n’est pas parvenue à se diversifier au cours des dernières années. Dépendant à 90% de ce qu’il fait importer, le pays se retrouve aujourd’hui dans l’incapacité de payer ses fournisseurs. Des produits alimentaires de base tels que la farine ou le riz viennent à manquer. Les Vénézuéliens doivent faire face à l’une des plus importantes pénuries jamais observées. La masse monétaire du pays a explosé mais s’est heurtée à une absence de production interne ce qui a accentué la crise et l’hyperinflation du bolivar (la monnaie vénézuélienne).

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Les économistes comparent la situation du pays à celle qu’a connu l’Allemagne dans les années 20. La monnaie ne vaut plus rien et le FMI estime qu’en 2017 l’inflation a atteint 2610%. De plus en plus de Vénézuéliens voient Maduro comme le responsable direct de l’effondrement du pays. On reproche au chef du gouvernement de contourner la Constitution et de gouverner en autocrate. Des manifestations ont commencé à avoir lieu en février 2014 et leur répression avait été à l’origine d’une quarantaine de morts. Le mouvement a pu prendre de l’ampleur en décembre 2015 lors de la victoire des membres de l’opposition aux élections législatives.

En réponse à la remise en question du pouvoir, le président de la Cour Suprême (généralement favorable au chef de l’Etat) s’octroie en mars 2017 le droit d’exercer le pouvoir législatif (réservé habituellement au Parlement) ce qui reviendrait indirectement à confier à Maduro l’ensemble des 3 pouvoirs. Cette mesure s’accompagne de la suppression de l’immunité parlementaire. Cela signifie que le gouvernement a désormais la possibilité d’entamer des procédures judiciaires contre n’importe quel membre du Parlement.

Depuis le 23 janvier 2019, le Venezuela compte deux présidents : l’un réélu en décembre 2018 (soutenu par la Russie, la Chine ou la Corée du Nord) et l’autre, Juan Guaidó (le président du Parlement Vénézuélien), qui s’est auto-proclamé par intérim. La légitimité de l’Assemblée Nationale est aujourd’hui considérée comme étant plus forte que celle du chef de l’Etat.

2019 : l’année du déchirement

Un peuple divisé 

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Malgré la crise humanitaire sans précédent que connaît ce pays d’Amérique du Sud, une grande portion de la population défend encore corps et âme le parti politique de Nicolás Maduro. Vestige d’un pouvoir charismatique exercé par Chavez ou bien réelle conviction idéologique, la défense de ce parti est prégnante dans une sphère importante du peuple vénézuélien. Alors, la divergence idéologique qui s’exerce entre les fidèles de Maduro et les défenseurs de Juan Guaidó fracture le pays en deux groupes distincts, paralysant encore plus cette société en crise.

Toutefois, ce déchirement social n’est pas uniquement le fruit de divergences politiques. Les tensions émanent également de la situation de précarité qui touche tous les citoyens vénézuéliens.

On estime qu’environ 80% des médicaments nécessaires à la santé publique viennent à manquer, que des maladies bénignes tuent chaque jour des vénézuéliens, que les femmes enceintes et les nourrissons voient leurs chances de survie baisser drastiquement… La crise humanitaire qui touche le Venezuela est bien réelle, et elle ne cesse de s’intensifier. Les mouvements sociaux qui en découlent fragilisent encore plus l’unité du pays, et le nombre de migrants vénézuéliens en témoigne. En 2018, chaque jour, ils étaient 5000 à quitter le pays, et on dénombrait en tout plus de 3,4 millions de départs. En octobre 2019, ils sont déjà près de 4,5 millions de Vénézuéliens à vivre à l’étranger. Filippo Grandi, le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), estime que la crise va s’aggraver et atteindre 6,5 millions de réfugiés d’ici la fin de l’année 2020.

Une force armée fragmentée

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Factuellement, depuis le début de l’année, la guerre stratégique oppose 3 camps : Nicolás Maduro, Juan Guaidó, et l’armée vénézuélienne. Et, justement, les 320000 militaires du pays latino-américain ont un rôle déterminant dans cette lutte du pouvoir. Historiquement attachés au pouvoir exercé par la République bolivarienne du Venezuela, des liens tenaces les retiennent encore auprès du gouvernement de Nicolás Maduro. En effet, de nombreux généraux occupent des postes clefs du gouvernement, répartis dans de nombreux ministères, et la compagnie nationale pétrolière est dirigée par un ancien général, fervent partisan de Nicolás Maduro. Plus encore, des preuves collectées par différentes institutions montrent qu’un trafic organisé de drogues soutenu par Maduro bénéficie largement au haut de la hiérarchie militaire. Si l’emprise qu’exerce Maduro sur l’armée est aussi efficace, c’est parce qu’elle découle d’une stratégie pensée en amont. Chavez déjà avait choisi de s’assurer un maintien militaire solide en leur réservant une place à part dans son gouvernement.

Pourtant, depuis le début de l’année 2019, ce lien que l’on croyait si fort commence doucement à s’effriter. Après que Juan Guaidó se soit auto-proclamé chef de l’Etat vénézuélien, et de ce fait qu’une force cohérente de l’opposition ait vu le jour, les choses se sont accélérées. Plus que jamais auparavant, les militaires ont eu le choix. Fort de cela, Juan Guaidó tente de rallier l’armée avec lui, et ses arguments sont forts. D’abord, avec le soutien actif des Etats-Unis, il promet l’amnistie aux soldats qui décident de le suivre. Ensuite, comme Chavez ou même Maduro avant lui, le président élu par intérim use de l’art oratoire, et persuade les soldats de le rejoindre pour le bien de leur famille, assurant être le seul homme capable de rétablir la paix dans son pays.

Néanmoins, il n’est possible de parler que d’effritement de l’armée fidèle à Maduro, tant les soldats qui le trahissent sont peu nombreux. A l’heure actuelle, un changement totale de situation reste peu probable, et Juan Guaidó a encore un long chemin à parcourir avant de réunir les forces suffisantes à la destitution de Maduro.

Une division à l’échelle mondiale

Le Venezuela est devenu le terrain d’affrontements idéologiques de toutes les puissances du monde. Certains même n’hésitent pas à parler d’une nouvelle guerre froide, tant les divergences engendrées par la crise sont importantes.

En toute logique, ce sont les Etats-Unis qui instrumentalisent le plus ce conflit. Historiquement opposée aux gouvernements de gauche en Amérique latine, la Maison Blanche interfère dans chacune des problématiques qui découle du conflit.

Le gouvernement Trump est de toute évidence diamétralement opposé à Maduro, et c’est la raison pour laquelle il participe aussi fortement à l’ascension de Juan Guaidó . Les Etats-Unis furent d’ailleurs les premiers à le considérer publiquement comme le président légitime du Venezuela, avant d’être suivis par les pays d’Amérique du Sud (excepté la Bolivie et le Suriname) et quelques semaines plus tard par les pays de l’Europe de l’Ouest et par le Canada. Mais les soutiens à Nicolás Maduro sont également nombreux, et les pays tels que la Russie, la Chine, ou la Bolivie le font savoir.

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Alors, un jeu politique complexe s’est mis en place, entre les défenseurs du gouvernement vénézuélien et ceux qui rêvent de le voir tomber. Les pays qui soutiennent Juan Guaidó se sont unis à travers des sanctions économiques (initiés par les Etats-Unis) visant à étrangler le gouvernement vénézuélien. Ainsi, de lourdes sanctions ont été mises en place en janvier 2019 contre la compagnie pétrolière nationale PDVSA. Et si les Etats-Unis étaient les premiers acheteurs du pétrole vénézuélien dans les années 90, la situation s’inverse considérablement aujourd’hui. Par ailleurs, en plus d’exercer une pression économique sur ce pays, les opposants à Maduro l’encerclent politiquement. Le 4 février 2019, à Lima, 12 pays américains ont appelé l’armée vénézuélienne à se ranger derrière Juan Guaidó.

Mais le camp opposé parvient à résister à ces assauts stratégiques. Par exemple, ils soutiennent Nicolás Maduro dans son effort désespéré de Soft Power. Pour ne pas avoir à admettre que son pays est dans le besoin, le président du gouvernement refuse toute aide humanitaire internationale, qu’il soupçonne être instrumentalisée. Sous prétexte de lutter contre l’ingérence humanitaire, il refuse par exemple l’entrée de troupes onusiennes dans son pays. Il juge en effet que les accueillir serait équivalent à ouvrir ses portes au cheval de Troie états-unien. Par exemple, début 2019, les 7 tonnes de médicaments qui ont atterri au Venezuela provenaient tous exclusivement de Russie. Dans la même logique, Maduro a trouvé les fonds nécessaires pour venir en aide à Cuba, victime du passage d’un typhon.

Bien entendu, d’un côté comme de l’autre, les pays essaient de profiter de la situation et aucune de leurs actions ne sont anodines. Ainsi, pour certains, les sanctions économiques états-unienne aggravent considérablement la crise humanitaire, et Donald Trump n’hésitera pas à risquer des drames humains s’ils pouvaient contribuer d’une manière ou d’une autre à sa réélection. C’est en tout cas ce qu’affirme Jean-Jacques Kourliandsky, géopolitologue et chercheur à l’Iris.

Finalement, bien que la situation semble être en stagnation depuis quelques mois, des changements ténus mais importants s’opèrent. Les spécialistes s’accordent même à dire que ce n’est qu’une question de temps pour que Juan Guaidó remporte cette guerre politique. Alors, comme un signe de l’effritement du pouvoir de Maduro, ce jeudi 14 novembre 2019, la nouvelle présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez a annoncé qu’elle reconnaissait Juan Guaidó comme président légitime du Venezuela, faisant basculer l’ancien pays d’Evo Morales d’un camp à l’autre.

Venezuela’s bogged down in a generalized crisis

Context

Since 2014, Venezuela has been at the heart of an unprecedented crisis. How can we explain the current situation of this country, which, a few years ago, was one of the largest oil producers in the world?

Hugo Chávez was elected President of Venezuela in December 1998. The country was then one of the richest in Latin America thanks to oil rents. It is estimated that nearly 3 million barrels were produced each day. The president managed to gain the confidence of the working class by financing social programs, but he died in 2013 and it is one of his advisers, Nicolás Maduro, who succeeded him in April.

Oil production is certainly very profitable but requires heavy investments, so it has been halved as well as GDP because of the economic downturn, heavily impacted by the drop of oil prices.  The government had no choice but to cut some of the social programs because the resource is the pillar of the Venezuelan economy, which has failed to diversify in recent years. As it depends 90% of what it imports, the country is now unable to pay its suppliers. Basic food products such as flour or rice are missing. Venezuelans are facing one of the largest shortages ever. The country’s money supply exploded but was hit by an absence of internal production which accentuated the crisis and hyperinflation of the bolivar (the Venezuelan currency).

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Economists compare the country’s situation with the one of Germany in the 1920s. The currency is worthless and the IMF estimates that inflation reached 2610% in 2017. More and more Venezuelans see Maduro as directly responsible for the country’s collapse. The leader of the government is criticized for circumventing the Constitution and for his autocratic government. Protests began in February 2014 and 40 people were killed as a result of their repression. The movement expanded in December 2015 when the members of the opposition won the parliamentary elections.

As a response to the questioning of power, the President of the Supreme Court (generally in favour of the head of state) granted himself in March 2017 the right to exercise legislative power (usually reserved to Parliament) which would indirectly give access to all three powers to Maduro. This is accompanied by the abolition of parliamentary immunity. It means that the government has now the opportunity to initiate legal proceedings against any member of Parliament.

Since the 23th of January 2019, Venezuela has two Presidents : one re-elected in December 2018 (supported by Russia, China or North Korea) and the other, Juan Guaidó (President of the Venezuelan Parliament), who has declared to be a president of replacement. The legitimacy of the National Assembly is today considered to be stronger than the one of the head of state.

2019 : the rift year

A divided people

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Despite the first-of-its-kind humanitarian crisis that is ravaging this South American country, an important part of the population still supports with fervour the political party of Nicolas Maduro. Vestige of the charismatic power of Chavez or real ideological conviction, the defence of this party is significant in a huge sphere of the Venezuelan people. Then, the ideological divergence that is appearing between the Maduro’s supporters and Juan Guaidó’s defenders splits the country into two very different groups, contributing to the paralysation of the society.

However, obviously, political divergences aren’t the only reason of this social rift. Tensions are also created from the precariousness situations of living that concern every Venezuelan citizen. It is evaluated that approximately 80% of the necessary medicines aren’t available in the territory, that benign diseases are killing Venezuelan each day, that the chances pregnant women and nurselings have to survive are incredibly falling… The humanitarian crisis that affects Venezuela is undoubtedly real, and it is always worsening. Social protestations that come out of it are weakening even more the unity of country, and the Venezuelan migrant’s figure can prove it. In 2018, each day, they were 5000 to leave the country, and the entire leaving’s figure was evaluated at more than 3,4 million of inhabitants. In October 2019, they are already 4,5 million of Venezuelan living in a foreign country. Filippo Grandi, the high commissioner of the United States Refugee Agency (UNHCR), estimates that the crisis will get worse and reach 6,5 million refugees until the end of 2020.

A fragmented armed force

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In fact, since the beginning of the year, the strategic war is opposing 3 camps : Nicolás Maduro, Juan Guaidó, and the Venezuelan army. And, precisely, the 320 000 soldiers of the Latin American country have a decisive role in this clash for power. Historically, the armed force is closely linked to the Bolivarian Republic of Venezuela, and stubborn bonds are still connecting Nicolás Maduro’s government with the soldiers. Indeed, numerous generals are holding key jobs into the party, and they are divided in a lot of ministries. Even the national oil company is headed by a retreated general, strong partisan of Maduro. Furthermore, many proves collected by some institutions demonstrate the highest part of the military hierarchy benefits from an illegal organised drug traffic maintained by Maduro. If the hold the president has on its people is so high, it is because it comes out of an old strategy. Chavez had already chosen to assure a hold on soldiers by giving them high jobs in his government.

Nevertheless, for 10 months, this so-called strong bond is starting to erode slowly. After the decision of Juan Guaidó to self-proclaim himself as the chief of the Venezuelan Estate, a concrete opposition strength appeared, and things have begun to accelerate. More than ever, soldiers had the choice. As he knows it, Juan Guaidó try to convince them to be part of his camp, and he has strong arguments. Firstly, with the active support of the USA, he swears he will amnesty every soldier that decides to join him. Then, like Chavez or even Maduro before him, the president elected in the interim uses the oratory, persuading members of the armed force to choose his camp for the wellbeing of their family, assuring he is the only man who is able to bring the peace back in the country.

Nonetheless, it is only possible to talk about a “crumbling” of the Maduro’s army, because the traitor’s figure is very low. Right now, the whole change of the situation remains improbable, and Juan Guaidó has still a long way to go in order to gather the necessary strength to depose Maduro.

A global division

Venezuela has become the field of ideological confrontations of all the world great powers. And divergences are sometimes so significant that some analysts don’t hesitate over talking about a new Cold War.

Logically, the USA is the country that instrumentalizes the most the conflict. Historically opposed to the left governments of Latin America, the White House interferes in each issue created by the struggle. Trump’s government is undoubtedly diametrically opposed to Maduro, and that’s the reason why he participates so much to the ascent of Juan Guaidó. By the way, the USA was the first estate to consider him publicly as the legitimate president of Venezuela. Just after, Latin America countries followed him (excepted Bolivia and Suriname), and two weeks later it was the time of Western Europe countries and Canada. However, supports of Nicolás Maduro are also numerous, and countries like Russia, China or Bolivia are letting it be understood.

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Thus, a complex political game was set up between the defenders of the Venezuelan government and those who dream of seeing it fall. The countries supporting Juan Guaidó have made an alliance thanks to economic sanctions (initiated by the United States) aimed at strangling the Venezuelan government. As a result, heavy sanctions were put in place in January 2019 against the national oil company PDVSA. And if the United States were the first buyers of Venezuelan oil in the 1990s, the situation is reversed today. In addition to exerting economic pressure on the country, the opponents of Maduro surrounded it politically. On the 4th of February 2019 in Lima, 12 countries called on the Venezuelan army to line up behind Juan Guaidó.

But the opposite side manages to resist these strategic assaults. For example, they support Nicolás Maduro when he tries to use soft power. In order not to have to admit that his country is in need, the President of the Government refuses any international humanitarian aid.Under the pretext of fighting against humanitarian interference, he refuses, for example, the entry of UN troops into his country. He believes that welcoming them would be equivalent to opening his doors to the US Trojan horse. So, for example, in early 2019, the 7 tonnes of medicines that landed in Venezuela all came from Russia. Along the same lines, Maduro found the necessary funds to help Cuba, a victim of a typhoon.

Of course, on both sides, countries are trying to take advantage of the situation and none of their actions are trivial. For some, the US economic sanctions increase the humanitarian crisis considerably, and Donald Trump will not hesitate to risk human tragedies if they could contribute in one way or another to his re-election. This is what Jean-Jacques Kourliandsky, a geopolitologist and researcher at the Iris, says.

 

Finally, although the situation seems to have stagnated in the last few months, there have been tenuous but significant changes. Experts even agree that it is only a matter of time before Juan Guaidó wins this political war. So, as a sign of Maduro’s crumbling power, the 14th of November 2019, the new interim Bolivian president Jeanine Añez announced that she recognized Juan Guaidó as the legitimate president of Venezuela, tilting the former country of Evo Morales from one camp to another.

 

Sources/References

 

“Le Venezuela en crise”, l’Express

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/le-venezuela-vote-pour-l-apres-chavez_1227248.html

 

“Venezuela : naissance d’une dictature”, 11 janvier 2018, Envoyé Spécial

https://www.youtube.com/watch?v=3rYol9fhhQQ&t=752s

 

“Comment le Venezuela s’est enfoncé dans la crise ?”, février 2019, France 24

https://www.youtube.com/watch?v=DcKQTUvxSa4

 

“Venezuela : l’armée au cœur de la crise”, 3 mai 2019, France 24

 

“Venezuela : le point sur la crise politique”, janvier 2019, Le Monde

https://www.youtube.com/watch?v=1TUtK3uwfL0

 

“Venezuela : pourquoi Trump veut tant le départ de Maduro ?”, février 2019, Le Monde

https://www.youtube.com/watch?v=dtJ6zM0Q2rE

 

“Les principales dates pour comprendre la crise au Venezuela”, 20/04/2017, France Culture

https://www.franceculture.fr/politique/comprendre-la-crise-au-venezuela-en-dix-dates

 

“Crise au Venezuela – Le trafic de drogue en nette augmentation au Venezuela sous Maduro, 15/11/2019”, RTL INFO

https://www.rtl.be/info/monde/international/crise-au-venezuela-le-trafic-de-drogue-en-nette-augmentation-au-venezuela-sous-maduro-1173814.aspx

 

“Le nouveau gouvernement bolivien reconnaît Guaidó en tant que président du Venezuela”, 14/11/2019, Le Figaro

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/le-nouveau-gouvernement-bolivien-reconnait-guaido-en-tant-que-president-du-venezuela-20191114

“Venezuela, la guerre de l’humanitaire”, 25/02/2019, 28 minutes – ARTE

https://www.youtube.com/watch?v=6i9EvMrWMm0

 

 

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