Legislative elections, Italy divided in two

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Author : Candice LABIDI.

4th march, Italian have elected their deputies and senators.  This election was marked by the winning of the anti-system party as well of the left wing as the right wing. Retrospective on this election that have shaken up the country

Why this result?

 In Italy, the last few months showed the rise of the extreme. Antonio Moreno, teacher at the university of Navarre, analyses: “First of all, it is the corruption. Italians are sick of it. Many politicians are being accused of it, the power in place is being accused right now. That is why many people in Italy have turned themselves towards other parties, more populist. Another important point is the migrants”. Italian people can not stand two things anymore: corruption and migrants. They voted for the parties that promised to take actions against them. It is precisely what we can find in the program of the Northern League, extreme right wing, or the Five Star Movement, populist and Eurosceptic movement. Yet in 2017, the number of migrants decreased but politicians did not hesitate to use the fear of the migrants in their campaign to gather the more vote.

Italie 1

Other seducing points of these programs: the eradication of corruption. But is Italy ruled by corruption? Unfortunately, yes. It crosses all the stage of society: among the politicians or in the companies like for instance Eni, Italian oil company, and Shell that are currently on trial in Milan to pay backhanders to get an offshore contract in Nigeria.

Results of the election: Winning of Eurosceptic and anti-systems

The results bring confusion because of the lack of majority which will lead to difficulties to take decision. In 2016, Matteo Renzi, former general secretary of the Democratic Party, wanted a constitutional reform to deeply change the Italian democracy with a new constitution and a new voting method. The goal was to have understandable electoral results, to obtain clear majorities and to end the Italian bicameralism. But Italian people rejected this reform and Matteo Renzi quit his position as a President of the Council.

The results of this election reflect a division within the country. The Centre-Right coalition (The League, Forza Italia, Fratelli d’Italia and Noi con l’Italia) ruled by Matteo Salvini, collected 37% of the vote. The League is an extreme right-wing party. The Five Star Movement, run by Luigi Di Maio, gathered one third of the seats with 32% of the votes and became the first political party of Italy. Finally, the left coalition, managed by Matteo Renzi win 22% of the votes. Thus, the county has no parliamentary majority which predict a complicated situation.

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Blue: Centre Right coalition

Yellow: Five Star Movement

Red: Centre Left coalition

This map clearly shows the division between the South and the North like usually. On one hand, an industrialized North strongly attracted to the Centre Right coalition with a protectionist mindset. On the other hand, a South who wants more transparency, the end of corruption and the citizen income. It will enable many families to have a direct revenue of 780€ every month. However, in Italy in general, the results translate a reject of the European Union with the League, anti-EU party, and the arrival of the Five Start Movement who is willing to take anti migrants measure. Italians people think they have been let down by the EU and wants to find solutions.

Consequences of this result

The Five Star Movement, big winner of this election, said to be open to discussion with other parties. Nevertheless, Luigi Di Maio, is in a tricky situation: an alliance would mean the be the leader of the Assembly but it would cost him a loss of credibility. For now, we can not tell what the composition of the Chamber of Deputies will be and the Senat. We can only say that the President Sergio Mattarella have a lot of work ahead…

 

Elections législative, l’Italie divisée en deux

Auteur : Candice LABIDI. 

Le 4 mars, les Italiens ont élu leurs députés et sénateurs. Ces élections sont marquées par l’avancée des forces antisystèmes aussi bien de droite que de gauche.  Rétrospective sur ces élections qui ont secoué le pays.

Les causes de ce résultat

En Italie, ces derniers mois ont marqué la montée des extrêmes. Antonio Moreno, professeur et chef de la chaire de business à l’université de Navarre, analyse « Tout d’abord, c’est la corruption. Les Italiens en ont marre. Beaucoup d’hommes politiques en sont accusés, le pouvoir en place en est accusé. Voilà pourquoi beaucoup en Italie se sont tournés vers d’autres partis, plus populistes. Un autre point important, c’est l’immigration »

En effet, les citoyens Italiens ne supportent plus ces deux choses. Ils ont donc voté pour les partis qui leur promettaient de prendre des mesures contre ces deux éléments. C’est précisément ce que l’on retrouve dans les programmes de la Ligue du Nord, parti d’extrême droite, ou le Mouvement 5 étoiles, mouvement populiste et euro sceptique. Pourtant en 2017, l’arrivée de migrants a baissé mais les politiques n’ont pas hésité à jouer sur la peur de l’immigration dans leurs campagnes électorales pour récolter le plus de voix possible.

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Autre point séduisant de ces programmes : la fin de la corruption. Mais l’Italie est-elle gouvernée par la corruption ? Malheureusement oui.  Elle est présente à tous les échelons de la société : parmi les politiques ou encore dans les entreprises comme par exemple les compagnies Eni, compagnie pétrolière italienne, et Shell actuellement en procès à Milan pour avoir versé des pots de vin pour bénéficier d’un contrat offshore au Nigéria.

Les résultats de l’élection : Victoire pour les eurosceptiques et des antisystèmes 

Les résultats font l’objet d’une polémique à cause du manque de majorité ce qui va forcément entraîner des difficultés pour la prise de décision. En 2016, Matteo Renzi, ancien secrétaire général du Parti Démocrate avait souhaité une réforme constitutionnelle pour changer en profondeur la démocratie italienne avec une nouvelle constitution et un nouveau mode de scrutin. Le but était de parvenir à des résultats électoraux clairs, dégageant des majorités solides et de mettre fin au bicamérisme italien. Les électeurs avaient rejeté violemment cette réforme et Matteo Renzi avait donc dû démissionner de son poste de Président du Conseil.

Les résultats traduisent une division au sein du pays. La coalition de centre droit (La Ligue, Forza Italia, Fratelli d’Italia et Noi con l’Italia) dirigée par Matteo Salvini, a attiré 37% des voix. Celle-ci inclus la Ligue du Nord, parti d’extrême droite. Le mouvement 5 étoiles, dirigé par Luigi di Maio, qui remporte un tiers des sièges avec 32% des voix et devient donc le premier parti du pays. Enfin, la coalition de centre gauche, dirigé par Matteo Renzi, avec 22% des voix. Le pays se retrouve donc sans majorité parlementaire ce qui annonce une situation compliquée et tendue.

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Bleu : Coalition centre droit

Jaune : Mouvement 5 étoiles

Rouge : Centre gauche

Cette carte illustre bien la division entre le Sud et le Nord comme bien souvent. D’un côté, un Nord industrialisé fortement attiré par la coalition de droite avec une mentalité protectionniste. De l’autre côté, un Sud qui a voté pour plus de transparence, une éradication de la corruption et qui a été séduit par le revenu de citoyenneté. Ce RSA généralisé est la mesure phare du mouvement des 5 étoiles. Il permettrait à de nombreuse famille de percevoir un revenu immédiat de 780€ par mois. Mais dans toute l’Italie, le résultat de ces élections traduit un rejet de l’Union Européenne avec la Ligue, parti anti UE, et l’arrivée du mouvement 5 étoiles qui prévoit de prendre des mesures anti-migrants. Les Italiens jugent qu’il y eut un manque de solidarité de la part de l’Union et veulent y remédier.

Les conséquences de ces résultats

Le Mouvement 5 étoiles, grand gagnant de ces élections déclare être ouvert au dialogue avec tous les partis. Cependant, Luigi Di Maio se retrouve dans une situation épineuse : une alliance lui permettrait à coup sûr de régner sur l’assemblée mais cela pourrait lui causer une perte de crédibilité auprès des Italiens. Pour le moment, il est impossible de prédire la composition de la chambre des députés et du sénat. Nous pouvons simplement dire que le Président Sergio Mattarella aura beaucoup de travail pour la suite…

SOURCES :

http://www.rfi.fr/afrique/20180305-nigeria-proces-compagnies-eni-shell-accusees-corruption

https://fr.sputniknews.com/international/201803121035471517-elections-italie-ue-euro-ligue-populistes/

http://www.iris-france.org/108649-elections-en-italie-le-scrutin-de-lingouvernabilite/

https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/elections-italiennes/l-italie-dit-non-a-la-reforme-de-la-constitution-de-matteo-renzi_1954057.html

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