Electoral crisis in Honduras

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Author : Candice LABIDI.

On November 26th, 2017, the presidential elections took place in Honduras. This day, the outgoing president, Juan Orlando Hernandez, was re-elected. This election, although official, is very controversial for several reasons. Since the end of November until December 26th when Washington recognized the results of the election, the country has been torn apart with violence.  Retrospective on this electoral crisis that has brought many confrontations.

The outcome of the election: start of the confrontations

Even before the results, Hernandez’s decision to run for election sparked a controversy. Simply because in Honduras, the constitution does not permit to the outgoing president to run for election, yet the Supreme Court authorized Hernandez to do so.

The candidates were on one side, Juan Orlando Hernandez, National Party, and on the other side, Salvador Nasralla, left-wing party, a TV entertainer without any political experience. Let’s go back more into details on what happened: on Sunday November 26th, the polling stations closed. Only the following day, there was a press release published announcing the first results. Salvador Nasralla was given winner and was way ahead in the polls. However, during the counting week, the trend has reversed and Hernandez caught up on Nasralla and won the election with 42,92% against 41,42% for Nasralla. This sudden change happened right after a series of IT bugs that occurred during the counting by the Supreme Electoral Tribunal (SET). Soon, Honduran people started to suspect a rigged election which led to a wave of violence: fights between the opposition and the army started and resulted in 7 deaths and many injured people within the week. In response, Hernandez proclaimed a state of emergency on December 1st for 10 days with a curfew at 6 P.M. However, Salvador Nasralla did not wish to leave things like that. He asked his followers not to accept the results of this doubtful election. Until today, there has been 14 deaths according to Amnesty International and 24 deaths according to the opposition.

The potential solutions

In order to end the political crisis, Honduras has two choices: a deal between the two candidates or a new election. Obviously, the conservative one, Hernandez leans towards a dialogue, but the opposition strongly disagrees with this solution. Manuel Zelaya, former president ally of Nasralla and chief of the opposition (Alianza de Oposicion contra la Dictatura) said he will only agree to a dialogue if “The winning of Nasralla is acknowledged”. Nasralla declared: “Yes, I want to establish a dialogue (with M.Hernandez) to make him understand that if he  is in in power during four years and the Honduran people is against him, the country will be ungovernable”. He asked for the control of 5 000 fraudulent official reports that would have been delivered after the informatic breakdown. Moreover, he went to Washington to denounce this usurped victory and brought evidence: 5 759 ballot papers would have been transported by the SET and were subject of a particular counting which would have led to the victory of Hernandez. The left-wing candidate requested the international community and the Organization of American States (OAS) to not accept this result and to suspend the exterior help Honduras benefits from as long as Juan Orlando Hernandez is president. The EU electoral observation is in favour for a recount of the votes to “ensure the respect of the Honduran people’s vote” according to Marisa Matias, member of European Parliament. Besides, Luis Almagro, general secretary of OAS, declared that due to the troubles during the counting, he was in favour of a new election but all the high officials of the U.S did not share this view…

Final word

Finally, Washington recognized the victory of Juan Orlando Hernandez on Friday December 22nd. Salvador Nasralla gave up protestations: “With the decision of the U.S, I am offside”. Washington declared that the opposition did not bring new evidence and nothing permitted to say that the results were fraudulent. Nasralla announced the end of his political career and the end of the alliance with Manuel Zelaya. The U.S encourage the Honduran people to settle this conflict with dialogue and not violence. The land of Uncle Sam invests hundreds of millions of dollars to fund assistant programs. A political stability can only be good for the U.S. However, the decision to put aside the protestations of Nasralla, the controversy about the counting and the violent counterattack of the army suggest that demonstrations will go on…

 

La crise électorale du Honduras

Auteur : Candice LABIDI.

Le 26 novembre 2017 a eu lieu l’élection présidentielle au Honduras. Ce jour-là, a été réélu le président sortant, Juan Orlando Hernandez. Cette réélection, bien qu’officielle, est très controversée pour plusieurs raisons. Depuis fin novembre jusqu’au vendredi 22 décembre où Washington a reconnu le résultat de cette élection, le pays est entré dans une spirale de violence. Rétrospective sur cette crise électorale qui a marqué le pays et entraîné une série d’affrontements.

Le résultat des élections : le début des affrontements
Avant même le résultat des élections, la décision d’Hernandez de se présenter avait fait polémique. Tout simplement parce qu’au Honduras, la constitution ne permet pas au président sortant de se présenter une nouvelle fois or le tribunal de la cour suprême l’y a autorisé.
Cette élection opposait Juan Orlando Hernandez du parti de droite (Parti National) face à Salvador Nasralla, représentant de la gauche, un animateur télévisé sans antécédents politiques. Revenons plus en détails sur cette période électorale : dimanche 26 novembre, les bureaux de vote ferment. C’est seulement, le lendemain qu’un communiqué de presse est publié annonçant les premiers résultats. Le candidat de gauche, Salvador Nasralla, est donné gagnant avec une bonne longueur d’avance. Au cours de la semaine de dépouillement, la tendance s’inverse et Hernandez rattrape le candidat de la gauche pour arriver en tête avec 42,92% face à 41,42% pour Nasralla. Ce changement soudain arrive juste après une série de bugs informatiques lors du comptage des voix réalisé par le Tribunal Suprême Electoral (TSE). Les soupçons d’une élection truquée apparaissent et font émerger une vague de violence : des affrontements entre l’opposition et l’armée voient le jour et font 7 morts ainsi que de nombreux blessés en une semaine. En réponse, Hernandez a déclaré l’Etat d’urgence le vendredi 1er décembre pour une durée de 10 jours avec couvre-feu à 18h. Cependant, Salvador Nasralla demande à ses partisans de ne pas accepter le résultat de cette élection qu’il juge frauduleuse. Jusqu’à aujourd’hui, il y aurait eu 14 morts selon Amnesty International et 24 morts selon l’opposition hondurienne.

Les possibles solutions
Afin de sortir de cette crise politique, deux solutions s’offraient au Honduras : un accord entre les deux candidats ou bien une nouvelle élection. Le conservateur Hernandez appelle, évidemment, au dialogue comme solution mais l’opposition n’est pas de cet avis. Manuel Zelaya, ancien chef d’état allié de Nasralla et chef de l’opposition (Alianza de Oposicion contra la Dictatura) a déclaré qu’il n’accepterait un dialogue que « pour que soit reconnue la victoire de Nasralla ». Nasralla s’exprime également sur le sujet : « Oui, je veux participer au dialogue (avec M. Hernandez) pour qu’il comprenne qu’avec lui au pouvoir pendant quatre ans et tout le peuple contre lui, le pays sera ingouvernable ». Il souhaite la vérification de 5 000 procès-verbaux jugés litigieux qui auraient été transmis après la panne informatique. Le candidat de la gauche s’est rendu à Washington afin de dénoncer cette usurpation de la victoire par son adversaire avec preuve à l’appui : 5759 bulletins de vote auraient été transportés par le TSE pour faire l’objet d’un décomptage particulier qui aurait donné la victoire à Hernandez. Il a ainsi sollicité la communauté international et l’Organisation des Etats Américains (OEA) de ne pas accepter ce résultat et de suspendre leur aide extérieur au Honduras tant que Juan Orlando Hernandez est président. La mission d’observation électorale de l’Union Européenne se prononce pour un recomptage des voix pour « veiller à ce que le vote du peuple hondurien soit respecté » a annoncé le député européen Marisa Matias. De plus, le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, a décrété, qu’en raison des troubles qu’il y avait eu pendant le dépouillement, qu’il était favorable à une nouvelle élection mais les hauts représentants des Etats-Unis ne sont pas tous de cet avis…

Le dernier mot de l’histoire
Washington a reconnu l’élection et la victoire de Juan Orlando Hernandez ce vendredi 22 décembre. Salvador Nasralla abandonne donc les protestations, déclarant : « Avec la décision des Etats-Unis, je suis hors-jeu ». Washington a déclaré que l’opposition n’avait pas amené de nouvelles preuves et que rien ne permettait de dire que le résultat de l’élection était frauduleux. Nasralla annonce donc la fin de sa carrière politique et la fin de l’alliance de l’opposition avec Manuel Zelaya. Les Etats-Unis incitent le peuple hondurien à régler le conflit dans le dialogue et à éviter les violences. Le pays de l’Oncle Sam investit des centaines de millions de dollars pour financer des programmes d’assistance. Préserver une stabilité politique ne peut que lui être bénéfique. Mais la décision des Etats-Unis d’écarter d’un revers de la main les protestations de Nasralla, la polémique sur le déroulement du dépouillement et la riposte violente de l’armée laissent à penser que les manifestations ne vont pas s’arrêter là.

SOURCES :
http://www.actulatino.com/2017/12/05/honduras-l-imbroglio-politique-se-poursuit-autour-de-l-election-presidentielle-sous-fond-de-violences/
https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/honduras-nasralla-accepte-de-dialoguer-sur-un-nouveau-vote_1970475.html
http://information.tv5monde.com/en-continu/honduras-washington-salue-la-reelection-d-hernandez-l-opposant-abandonne-210921

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